Les troubles alimentaires

Je vois beaucoup trop de clichés sur les troubles alimentaires, les personnes qui en sont atteintes ne sont pas prises au sérieux voir même moqués par d’autre. Je reçois pas mal de questions qui en reviennent toujours à la même : « C’est quoi un trouble alimentaire ? »  Alors je voulais mettre des mots là-dessus. Je ne suis ni médecin ni une professionnelle de santé, ce sont juste des constats et des recherches.


« Les troubles du comportement alimentaire (TCA) sont des conduites alimentaires différentes de celles habituellement adoptées par les personnes vivant dans le même environnement. Ces conduites alimentaires perturbées sont à l’origine de troubles somatiques et psychologiques. » Les troubles les plus fréquents sont l’anorexie, la boulimie, hyperphagie. Tout ces troubles sont psychologiques et pas forcément physiques, retenez bien qu’une personne ayant une corpulence normal peut avoir des troubles alimentaire et une personne maigre n’avoir aucun problème avec la nourriture.
J’ai remarqué que ces phénomènes ne faisaient qu’empirer ces dernières années, vite, trop vite. N’y a t il pas un problème ? Est-ce normal que des personnes de plus en plus jeunes tombent dedans ? Est-ce normal de vouloir s’autodétruire de la sorte ?


J’aimerais tout d’abord aborder les l’anorexie et la boulimie, deux troubles qui sont les plus connus, cependant cela ne s’arrête pas à ces deux mots.

➤ L’anorexie touche environ 1,5% de la population féminine soit 230 000 personnes uniquement en France elle est plus fréquente dans la population des jeunes filles avec actuellement 60 à 70% des malades ont moins de 25 ans, 94 à 97% qui en souffrent sont des femmes.
L’anorexie est liée au restrictions, à se besoin de maigrir, d’avoir le « contrôle ». Les personnes qui en sont atteintes sont des manipulateurs, des menteurs. J’ai lu tellement de fois que l’anorexie c’était « super » « que c’était trop bien car on est maigre et beau et que tout le monde nous aime tel quel » « on nous envie », une multitude de mensonge, tout comme les « commandements de ana », comment peut-on prôner une maladie mental, est ce que quelqu’un a déjà voulu être atteins de schizophrénie ? Alors je ne vois pas pourquoi l’anorexie est prôner. Il y a tellement de compte (et blog) « pro-ana », des filles s’encouragent dans cette maladie, je trouve cela tellement fou que personne n’intervient.

Revenons à la maladie en elle-même, les personnes luttent contre ce qui est quelque chose de normal : manger ; leurs corps meurent de faim mais celui ci doit survivre avec 500 calories voir 100 calories par jour, au bout d’un moment le corps ne sait plus ce que c’est que de ressentir la faim alors la personne ne la ressent plus, il y a aussi le sport (pas toujours) pour bruler des calories, ces chiffres qu’ils passent leur journée à compter au gramme près, car n’oublions pas que tout est pesé et calculé, pour le « contrôle ». D’ailleurs ce contrôle qu’est ce que c’est ? Il y a ce besoin de contrôle, il faut tout contrôler, de l’alimentation, au poids, jusqu’à l’école. Le but est d’exceller, car la plupart du temps ils sont aussi perfectionnistes.

Pour l’anorexie, il y a deux types : l’anorexie restrictive, la personne se retreint et il y a souvent des périodes de jeunes, pouvant durée 1 journée jusqu’à plus d’une semaine, certains vont jusqu’à ne plus boire. C’est un traumatise pour le corps. Il y a aussi l’anorexie-boulimie, c’est donc un mélange entre les deux troubles (voir plus bas pour mieux connaître la boulimie). La personne à donc soit le même comportement qu’une personne anorexie restrictive mais à des crises de boulimie, ou/et il peut vomir ses repas et/ou parfois prendre des laxatifs.


➤ Pour la boulimie elle toucherait 3 à 4% des personnes de sexe féminin, entre 15 et 35 ans. Ceci représente en France environ 400 000 personnes. Contrairement à l’anorexie la boulimie n’est pas plus fréquente chez les jeunes filles. 97 à 99% des personnes concernés sont des femmes.

Une personne peut être boulimique car elle n’arrive pas à se contrôler vis à vis de la nourriture, par exemple on peut trouvez que manger est apaisant et donc manger (excessivement) après une mauvaise journée, à cause du stresse, n’importe quoi qui pourrait perturber quelqu’un. Je souhaiterai préciser que une crise de boulimie ce n’est pas 4 tranches de pain de mie avec de la pâte à tartiner ; ceci n’est rien. Une crise c’est ingérer 1kg de pâte avec de la sauce, un paquet entier de gâteau, 1 litre de soda, 1 baguette entière, c’est possible, retenez bien ça. Une crise dure entre 15min et 2h (selon-moi), et peut monter jusqu’à 10 000 calories (!).

Une personne faisant une crise ne mange pas « normalement », elle gobe la nourriture, avale sans même mâcher et bois pour que cela passe mieux, elle ne ressent PAS de plaisir à cela (ou alors très peu), c’est un comportement compulsif il est extrêmement dur de s’arrêter (d’ailleurs je trouve que les personnes qui arrivent à s’arrêter sont courageuses), le plus souvent dans la tête cela marche en « foutu pour foutu ». Il peut y avoir plusieurs vomissements ou aucun (dans ce cas c’est de l’hyperphagie ou autrement appelé de la boulimie non-vomitive).

Pourquoi vomir ? C’est simple, le sentiment de dégout de soi-même est extrêmement violent, le mal de ventre est impressionnant, parfois il est impossible de marcher tellement que c’est un choque pour l’estomac. Le plus souvent le « seul moyen » de remédier à cela est de vomir, mais ça reste extrêmement dur. Ne pas vomir est un combat compliqué, mais je vois parfois des filles qui tweet « Je ne vomirais pas car je veux être plus forte que tout cela » ; j’ai toujours été admirative de ces personnes. Les crises peuvent survenir plusieurs fois par jour ou plusieurs fois par semaine, cela dépend de plusieurs facteurs. Comme pour l’anorexie le malade peut consommer des laxatifs.

Il est possible qu’une personne passe de l’un à l’autre durant sa maladie, les troubles du comportement alimentaires sont plus vaste, l’anorexie et la boulimie ne sont que des parties.

Comme je le disais au début cela ne s’arrête pas à ses deux maladies (oui n’oublions pas que ce sont bien des maladies !), il est possible qu’une personne ai des troubles alimentaire « non définie », mais que la personne ai bien un comportement étrange avec la nourriture, qui pourrait à long terme s’aggraver.


Les causes des troubles alimentaires sont différentes d’une personne à l’autre cependant je pense que c’est une accumulation de la personne et/ou un choque qui se serait passé. Chaque individu répond différemment aux situations. Tout comme d’autre trouble psychologique tel que la bipolarité ou la dépression, il y a derrière une fragilité.

Cependant il y a des similitudes et on peu donc observer des facteurs communs tel que des facteurs psychologiques et individuels tel que des prédispositions génétiques, la puberté et les insatisfactions corporelles, régime, problème avec soi-même comme la faible estime de soi, difficultés à exprimer ses sentiments, le besoin de contrôle, la solitude, la peur de grandir.
Le contexte familial lorsqu’il y a des relations compliquées avec la famille, ne pas vouloir décevoir avec son apparence, les pressions exercées sur la personne, les conflits.
Les facteurs environnementaux comme un traumatisme, la solitude, un mode de vie stressant.
Les facteurs socioculturels tel que les standards de beauté, les mannequins qui nous renvoient leur maigreur, les magasines, des discriminations.

La plupart du temps les troubles alimentaires surviennent à l’adolescence mais pas que, de plus en plus de jeunes enfants tombent dedans, qui est inquiétant. La personne peut se chercher, ou bien va vouloir faire un régime car elle se trouve trop grosse, un membre de la famille ou du cercle d’amis l’oppresse sur son physique, les moqueries du quotidien.
J’ai l’impression que la plupart des personnes qui en sont atteintes ont démarrés d’un régime, ou ont voulu manger « healthy », sauf que c’est un engrenage, mal gérer la nourriture devient vite une obsession pour la personne qui vient à y penser tout le temps. Puis survient la peur de certains aliments car ils ne sont « pas sains et/ou font grossir », alors que c’est FAUX.
Alors ces aliments sont enlevés ce qui peut mener à beaucoup de frustrations (ce qui est extrêmement mauvais pour le corps et pour soi-même), dans le pire des cas le corps perd l’habitude de les digérer alors lorsqu’ils vont être réintégrer dans l’alimentation il y aura des difficultés pour la digestion, des ballonnement, nausées ; rien de bien super, voilà pourquoi il faut manger de tout aussi.

Cependant on peut observer plusieurs facteurs qui peuvent causer ces troubles :
➤ Tel que des facteurs biologiques et individuels, il est possible que les troubles alimentaire soient transmis à l’intérieur d’une famille, et que l’on retrouve ça d’une génération à une autre, cependant il n’est pas « obliger » que ce soit transmis, il est possible que des traits de tempérament passe de parents à enfant qui augmenteraient le risque de développer ces troubles, la personne peut être extrêmement contrarié par son apparence physique et commence un régime restrictif, etc..
➤ La société nous renvoie un modèle de beauté, qui change d’une année à l’autre, qui s’amaigris avec le temps. Des filles sans forme qui sont « parfaite » aux yeux des femmes (et des hommes ?), ceci est l’une des meilleures techniques pour faire culpabilisé les personnes, enfants ou adultes. J’ai lu il y a quelques temps un article sur les femmes (je le recommande grandement -> https://antisexisme.net/category/limpuissance-comme-ideal-de-beaute/ ).
➤ Il y a encore la pression sociale comme dans les sports et les préjugés contre l’obésité. –Les facteurs familiaux jouent un rôle important selon moi, tout d’abord pour se sortir des troubles alimentaires il faut avoir du soutien, la famille c’est des liens par le sang, ce sont des personnes qui ne nous quittent pas comme des amis pourraient le faire.
➤Les parents / frères et sœurs sont la avec les personnes la plupart du temps, et peuvent la soutenir aux repas par exemple. Alors si la famille impose des règles et met d’énorme pression sur le malade cela ne fera qu’aggraver les troubles.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser c’est grave, avoir des troubles alimentaires n’est en rien une partie de plaisir, c’est une souffrance constante, autant pour le malade que pour les personnes qui l’entourent.


Il y a des conséquences psychologiques tel que des préoccupations marquées envers la nourriture et le poids, une dysmorphophobie, l’estime de soi qui s’affaiblit, culpabilité présente, isolement, rituels de plus en plus contraignants, activités physique et intellectuels intense, irritabilités, changements d’humeur fréquents, évitements des repas et activités sociales.

Les conséquences physiques immédiates sont liées à l’accumulation de carences, l’état générale de la personne change, la peau se recouvre d’un duvet lors de grosses restrictions (anorexie notamment), les organes souffrent parmi les premiers, les muscles fondent ou se fragilisent (il est dangereux d’abuser de sport en dénutrition ceci détruit le muscle !), la température corporelle baisse, une déshydratation, nausées, vertiges (suivant la personne), des troubles hormonaux et une constipation résistante. Le retentissement sur le système cardio-vasculaire est grave, voire mortel (hypotension, troubles du rythme cardiaque), il peut y avoir des troubles cérébrale (d’ou le pourquoi les hôpitaux font passer des IRM) ceci peut être irréversible !

Les conséquences sur le long terme sont de devenir aménorrhée pour les filles (règles qui disparaissent), retard de croissance, la peau qui change de couleur et/ou dessèchement. Je l’ai déjà dit mais dans le pire des cas il y a la mort.

Ce qui est dangereux pour l’anorexie et/ou boulimie est le fait que les vomissements (s’ils sont fréquents), le corps peut manquer de potassium, qui je le rappel est vital, c’est un minéral qui assure plusieurs fonctions vitales dans l’organisme, le cœur risquerai alors de s’arrêter car les battements deviennent trop faibles.


N’oublions pas qu’il est POSSIBLE de s’en sortir, mais ce ne sera pas facile ni une partie de plaisir, autant pour la personne malade que pour ceux qu’ils l’entourent. La première chose à faire pour elle est d’accepter d’être malade, qu’il faut qu’elle guérisse et qu’elle a besoin d’aide.
Si cela vous intéresse je ferais un article ne parlant que de la guérison.

Je voulais juste écrire cet article pour vous montrez ce que sont « en gros » les troubles alimentaires, bien qu’en vrai ils sont bien plus complexes. Bien-sûr ce sera avec plaisir que je répondrais au questions que ce soit sur Twitter, Instragram ou bien même ici.

Aussi, j’aimerai rajouter que nous sommes tous beau, et que nous sommes plus important qu’un chiffre, un imc, ou autre.

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2 commentaire sur “Les troubles alimentaires

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